Depuis février 2024, Google et Yahoo ont durci leurs exigences envers les expéditeurs d’emails. Les entreprises envoyant plus de 5 000 messages par jour doivent désormais implémenter les protocoles SPF, DKIM et DMARC sous peine de voir leurs emails rejetés ou classés en spam. Un an après, ce durcissement a redistribué les cartes du marché des plateformes emailing.
La délivrabilité devient le critère n°1
Pendant longtemps, les entreprises choisissaient leur plateforme emailing sur des critères simples : prix, facilité d’utilisation, nombre de templates disponibles. Cette époque est révolue.
Aujourd’hui, envoyer un email ne suffit plus. Il faut qu’il arrive en boîte de réception. Selon le rapport Sinch Mailgun 2025, deux tiers des expéditeurs professionnels utilisent désormais les méthodes d’authentification SPF et DKIM, et plus de la moitié ont adopté DMARC — soit 11 % de plus qu’en 2023. La tendance pour 2025 s’oriente vers des politiques DMARC encore plus strictes (l’enregistrement DNS doit inclure : p=reject).
Concrètement, une plateforme emailing doit désormais intégrer nativement la gestion de l’authentification et le monitoring de la réputation d’expéditeur. Sans cela, vos campagnes risquent de ne jamais atteindre leurs destinataires.
Les trois critères à vérifier avant de choisir
1. Infrastructure technique et IP dédiées
La question des adresses IP est centrale. Avec des IP mutualisées, votre réputation d’expéditeur dépend des pratiques des autres utilisateurs de la plateforme. Un seul mauvais acteur peut pénaliser l’ensemble du pool.
Les IP dédiées vous donnent le contrôle total sur votre réputation. C’est un critère souvent réservé aux offres premium chez les grands acteurs américains, mais certaines plateformes emailing françaises comme Ediware, pionnier de l’email-marketing en France depuis 2004, les incluent dans tous leurs forfaits. Cette plateforme emailing compte aujourd’hui plus de 4 000 clients et se positionne sur l’accompagnement délivrabilité et un support technique premium, un point différenciant face aux solutions en libre-service.
2. Hébergement des données et conformité RGPD
Depuis l’invalidation du Privacy Shield, la question de l’hébergement des données est devenue stratégique. Utiliser une plateforme qui stocke vos contacts aux États-Unis expose votre entreprise à des risques juridiques.
Opter pour une solution avec hébergement en France ou en Europe simplifie la conformité RGPD et rassure vos clients B2B sur le traitement de leurs données. C’est un argument de plus en plus demandé dans les appels d’offres et les questionnaires de sécurité.
3. Accompagnement humain vs chatbot
L’emailing B2B comporte des spécificités techniques que l’IA et les FAQ ne résolvent pas toujours. Quand votre campagne urgente tombe en spam à cause d’un problème de DNS mal configuré, vous avez besoin d’un expert au téléphone — pas d’un ticket qui sera traité sous 48 heures.
Le niveau de support est un critère souvent sous-estimé. Vérifiez si le support téléphonique est inclus ou facturé en supplément, et s’il est assuré par des équipes francophones basées en France.
L’IA ne remplace pas l’infrastructure
Toutes les plateformes emailing intègrent désormais des fonctionnalités d’intelligence artificielle : génération d’objets, rédaction de contenus, optimisation des heures d’envoi. Ces outils font gagner du temps, mais ils ne compensent pas une infrastructure technique défaillante.
Une ligne d’objet parfaitement rédigée par l’IA n’a aucune valeur si l’email atterrit en spam. La priorité reste la délivrabilité.
Ce qu’il faut retenir
En 2025, choisir une plateforme emailing uniquement sur le prix ou le nombre de fonctionnalités est une erreur. Les questions à poser avant de signer :
- Mes IP seront-elles dédiées ou mutualisées ?
- Où sont hébergées mes données ?
- Le support téléphonique est-il inclus et francophone ?
- La plateforme gère-t-elle automatiquement l’authentification SPF/DKIM/DMARC ?
Les réponses à ces quatre questions valent plus que n’importe quel comparatif de fonctionnalités.



